mercredi 22 décembre 2010

Tabaski


Depuis plusieurs semaines déjà, je me suis fais silencieuse. Certains ont peut-être interprétés ce silence comme étant un moment calme dans mon travail et ma vie. Je vous assure, les dernières semaines furent tout le contraire. Ainsi, je vais tenter de publier une série de billets qui vous informeront sur certains des aspects qui ont teintés ma vie récemment.

Tabaski

Ma curiosité naturelle me chatouille souvent au sujet des diverses religions qui existent dans le monde. Ainsi, je me sens privilégiée d’habiter dans un pays où les religions cohabitent avec tant d’harmonie. Le Burkina Faso se divise presque également entre les religions islamiques et chrétiennes. Qui plus est, les croyances animistes sont encore bien présentes dans l’esprit et le cœur de plusieurs burkinabés. Néanmoins, je suis constamment ahurie par la cohésion qui existe entre les gens de croyances diverses. Ici, un père peut facilement être musulman, sa femme catholique, une de leur fille protestante, etc. Je suis fascinée par la tolérance et l’acceptation que les gens ont. Ce qui importe vraiment, c’est que la personne ait la foi. Ainsi, quand vient le temps de célébrer les fêtes religieuses, tout le monde y prend part avec joie.

C’est de cette façon que j’ai eu la chance de participer à la fête musulmane de Tabaski le 16 novembre dernier. Cette fête est l’une des plus importantes pour les musulmans, de la même manière que Noël l’est pour les chrétiens. C’est à Bobo-Dioulasso que j’ai pu assister et prendre part à la grande prière du matin puis au sacrifice du mouton et à la fête familiale et amicale qui s’en suit.

Alors que la religion est trop souvent un prétexte pour la division des gens, je me sentais honorée d’être accueillie et intégrée de façon remarquable par une famille au cœur tendre et aux bras grands ouverts pour moi. Une telle journée pousse beaucoup à réfléchir au sujet des conflits que les gens provoquent et aux raisons qui alimentent ces derniers…

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